Les enchères publiques de samedi ont été particulièrement animées. Ce jour-là, on vendait du vin. Et pas n’importe lequel. Des bourgognes et des bordeaux, très appréciés des collectionneurs. Mais c’est le beaujolais qui s’est forgé une nouvelle renommée. Un fleurie a même battu un record de vente, avec 12 bouteilles adjugées à 1 800 €.

Il s’en doutait un peu. Vendredi, Maître Gérald Richard, au vu des ordres passés en amont de la vente, constatait une côte grandissante pour les lots de beaujolais. À la fin d’une vente mémorable, le commissaire-priseur caladois expliquait : « Nous assistons à de très bons résultats pour les beaujolais. Tous les lots proposés ont trouvé preneur. Toutes les estimations ont été au moins doublées, lors d’enchères très disputées. »

« Toutes les estimations ont été au moins doublées »

Maître Gérald Richard parle même d’un « record mondial pour une caisse de fleurie de chez Yvon Metras, millésime 2005. Les 12 bouteilles ont été adjugées à 1 800 euros. Une autre cuvée, dite de “Printemps”, est partie à 1 200 euros, toujours en 2005. »

Lors de la vente, les magnums aussi ont connu le succès. « Six magnums de fleurie, toujours chez Metras, en 2004, se sont envolés à 900 euros. » Entre satisfaction et surprise, Maître Richard confiait : « A ces prix-là, les beaujolais tutoient les tarifs de ventes publiques des plus beaux bordeaux. Matras et Foillard inscrivent leurs noms à côté des plus grands vignerons de France. »

L’affaire la plus juteuse de l’après-midi se traitait à 3 150 euros pour 3 bouteilles 1er cru chambolle-musigny Les Amoureuses » de Georges Roumier (Côte-d’Or).

Prochaine vente aux enchères de grands vins et spiritueux, samedi 22 avril, à 14 heures, 1725, route de Riottier, à Villefranche-sur-Saône. Catalogue sur : guillaumot-richard.com