Lot 73
50 000 - 60 000 €
Résultat: 39 000 €

René LALIQUE (1860-1945)

Vase PALESTRE Epreuve en verre blanc satiné, patine sépia, soufflé moulé.Modèle créé en 1928.(H: 40, 5 cm)Bibliographie: Felix MARCILHAC, René LALIQUE p. 441 N° 1012" Kalos Kai Agathos"La palestre désigne la partie du gymnase grec où les hommes s'entrainent à la lutte. Le sujet de notre vase exhume l'antique idéal d'un être complet, compétent dans les arts mais aussi au combat et dans l'action. La figure de l'athlète est dans l'art grec non seulement un archétype de la beauté des corps, " présent des dieux " mais aussi l'expression visible de la sagesse et de la vertu. L'athlète reconnaissable à sa nudité orne les vases d'Euphronios dès 500 avant J-C.Dans l'œuvre de René LALIQUE, les athlètes apparaissent en action comme sur les portes de son atelier, Cours de la Reine à Paris en 1902. Ce sont toujours des corps en lutte qui ornent le perron de la maison de Jacques DOUCET en 1912. Mais c'est au repos que dans notre modèle s'exalte leur beauté virile, expression de force apaisée et sûre d'elle-même; Beauté d'autant plus touchante qu'elle révèle celle de l'âme. Le modelé des corps héroïques est souligné par une patine sépia, subtile frontière avec le néant opalescent de leur matrice de verre.En réinterprétant ce thème, aussi vieux que l'art occidental, René Lalique s'inscrit dans la culture classique, celle à qui nous devons l'amour de la lumière reflétée par l'esprit. In ancient Greece, the Palaestra was a part of the gymnasium dedicated to wrestling. Our vase is reminiscent of the antique ideal of a complete human being, skilled in arts but also in fighting and in action. In the Greek art, the figure of the athlete not only epitomizes the beauty of the bodies, “a present from the gods”, but also a visible expression of wisdom and virtue. Starting from 500 B.C., Euphronios vases featured athletes, recognizable by their nudity.In Lalique’s work, athletes were always in action like on the doors of his workshop, Cours de la Reine in Paris back in 1902. And again in 1912, he made fighting bodies on Jacques Doucet’s porch. But this time, the bodies are at rest, glorifying their masculine beauty in an expression of peaceful and self-confident force. That beauty is so touching because it reveals that of the soul.The shape of the heroic bodies is emphasized by a sepia sheen creating a subtle boundary with the opalescent void of their glass matrix.By revisiting this theme, as old as Western art, Lalique incorporates his work into the classic culture, where our love for the reflected light of spirit originates from
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